12 septembre 2009
PRECISION
Depuis que j'ai mis plusieurs des oeuvres de Renée Vivien sur mon blog, certaines d'entre elles ont été réédités. Renseignez-vous auprès de votre librairie préférée (ou de la mienne... Violette and Co !)
05 mars 2008
Renée Vivien, "Sillages", 1908
Ce recueil fait partie des derniers envois de Renée Vivien à son éditeur Sansot. On est bien loin de la violence de "La Vénus des Aveugles" ! Vivien est là dans la réminiscence, et dans la mélancolie pure.
Un poème a attiré mon attention, c'est le Sonnet VI (le dernier poème du recueil) : j'oserai parier qu'elle y décrit ses relations avec Hélène de Zuylen (à laquelle le recueil est dédié). Ces relations qui ont fait tant couler d'encre...
A lire en pdf : Vivien__Sillages
22 février 2008
Renée Vivien, l'Album de Sylvestre, Sansot, 1908
Ces quelques pensées et aphorismes attribués à de prétendus amis sont bien sûr de Renée Vivien...
A lire en pdf : Vivien__l_Album_de_Silvestre
10 février 2008
Renée Vivien, "Dans un coin de violettes", 1910. Recueil Posthume
Sans grand intérêt ce recueil posthume ? Pas sûr. On en a dit beaucoup de mal : bâclé, inachevé… Pourtant, Renée Vivien, si elle n'en a pas vu la publication, y a largement travaillé avec l'éditeur. Donc, le malaise se passe ailleurs. Oserais-je donner mon point de vue ?! Et si Renée Vivien s'était lancée dans une autre écriture, loin de la stylistique Fin de Siècle ou Préraphaélite ? Et si Renée Vivien s'était essayé à une écriture d'orientation cubiste ? Oui, j'ai bien dit "cubiste" ! Après tout, elle connaissait forcément (par Natalie Barney) les expériences littéraires cubistes de Gertrude Stein. Alors pourquoi pas ? Ces mots toujours repris, ces dissonances, ces heurts de sons...
Intéressant : J’ai consulté l’exemplaire de "Dans un coin de violette" que Salomon Reinach légua - avec une soixantaines d’œuvres lesbiennes - à la Bibliothèque nationale. Reinach annotait
ses livres, d’où l’intérêt de l’exemplaire de la BN. En tête de beaucoup de
poèmes du recueil, Reinach a écrit : « Qui ? ». Il
s’interrogeait donc sur la femme qui inspirait chacun des poèmes. Pour
plusieurs d’entre eux, il identifie l’inspiratrice sans difficultés : « N.B. »
/Natalie Barney, bien sûr, que Renée Vivien retrouva sur la fin de sa vie.
Les poèmes de ce recueil inspirés par Natalie Barney seraient
donc, aux dires de Reinach, les suivants :
• « Absence » (pour celui-ci, Reinach met un point d’interrogation
à côté des initiales NB)
• « Essentielle »
• « Terreur du mensonge »
• « L’aile brisée »
• « Amour méprisable »
A lire en pdf : Vivien__Dans_un_coin_de_violettes__1910
29 décembre 2007
Renée Vivien, Fragments de son journal (1893), commenté par André Germain
Pauline Tarn/Renée Vivien avait seize ans et demi lorsqu'elle écrivit ces pensées/réflexions/rêves, etc. etc. Une chose est sûre : elle n'était pas encore lesbienne, mais déjà "féministe"...
André Germain raconte comment il a retrouvé ces morceaux du journal de la poète. Fidèle à sa marque de fabrique (lire son "Renée Vivien" en pdf sur ce blog), Germain fait tout un tas de mystères autour du nom des protagonistes... donc difficile de démêler les fils de l'histoire de cette réapparition du journal. Cela dit, Germain ne manque pas d'égratigner au passage un personnage qu'il ne cite pas, bien sûr (il s'agit de Salomon Reinach) qui a raflé à la postérité une grande quantité de documents sur ou par Renée Vivien ! Précisons que Reinach a légué ces documents à la Bibliothèque nationale avec interdiction de les rendre publics avant l'an 2000...
Revenons à la "méthode" André Germain : il essaime, entre les citations du journal, ses propres commentaires ! Après nous avoir expliqué le plus naturellement du monde comment il s'est octroyé le droit de publier certains extraits et pas d'autres !
Certes, ces fragments n'ont rien d'extraordinaire du point de vue littéraire ! mais ils témoignent des ambitions de l'adolescente qui se rêve auteure célèbre, qui se rêve épouse et mère comblée (pour vomir sur le mariage quelques lignes plus loin...) et qui veut apprendre le grec pour étudier... Platon.
Lire les fragments du journal en pdf : Vivien___extrait_de_journal
23 décembre 2007
Renée Vivien, Lettre [autographe] à Nathalie Barney
J'espère ne pas avoir commis d'erreur en transcrivant cette lettre manuscrite qui est propriété de la Bibliothèque Marguerite Durand... Car elle n'a pas une écriture toujours très lisible notre chère Pauline !!! La teneur passionnée de la missive suffit d'ailleurs à expliquer l'écriture baclée...
Cette lettre n'est pas datée, mais on peut la situer autour de 1901/1902, au début des amours des deux auteures, puisque Renée Vivien y parle de sa grande amie Violet Shillito. A la façon dont elle en parle, on comprend que Violet est encore vivante, or, elle meurt en avril 1901.
En tout cas, Renée, déjà, y exprime son refus de partager le coeur de Nathalie qui, elle, est bien incapable d'amours uniques...
A lire en pdf : Vivien__courrier___Barney
19 décembre 2007
Renée Vivien, "Vagabondages", poèmes en prose, 1917
Ces poèmes en prose ont été réunis par l'éditeur Sansot. Ils lui avaient été confiés de son vivant par Renée Vivien, à charge pour lui de les publier.
Lire en pdf : Vivien__Vagabondages
30 novembre 2007
Renée Vivien, "Flambeaux éteints", Paris, Sansot, 1907
Onze poèmes seulement ! Ce n'est pas habituel chez Renée Vivien d'être aussi peu bavarde... Alors que le tirage était déjà limité à cent exemplaires, la poétesse le retire de la circulation... Autant dire qu'il n'est pas facile à trouver celui-ci. Ce qui n'empêchera pas Sansot, l'éditeur, de multiplier ensuite les éditions (c'est la 3e, celle de 1908, que je vous propose)
Une fois de plus, la plaquette est dédiée à la Baronne de Zuylen. Pourtant, en 1907, leur histoire bat largement de l'aile : Hélène regarde vers la Russie et Renée vers les cocottes...
En tout cas, onze poèmes plutôt pessimistes. Même Kérimé (bientôt j'ajouterai "Les lettres à Kérimé"...) et l'Orient ne la font plus rêver...
18 novembre 2007
Renée Vivien, "Du Vert au Violet, Paris, librairie Lemerre, 1903
Voilà un petit bijou très rare ! J'en ai fait des libraires d'anciens et des bouquinistes pour le trouver... Et je ne l'ai pas trouvé. J'ai donc passé quelques heures à la Bibliothèque Marguerite-Durand pour le faire entrer dans ma bibliothèque électronique. C'était un bel exemplaire en maroquin rouge... qui sentait si bon le papier (un Vergé jauni par le temps, très émouvant...). Et tout ce qu'il en reste, c'est un fichier word dans mon PC. Un peu triste. Mais le voici en pdf.
"Du Vert au Violet" est dédicacé à H.L.C.B. : Hélène-Louise-Caroline-Betty de Rothschild, baronne de Zuylen de Nyevelt, la fameuse baronne qui piqua Renée à Natalie Barney !
Quand la couleur se fait vivante, se fait Idée, du Vert morbide au Violet mystique de la violette - LA fleur lesbienne par excellence pour Renée depuis qu'elle a perdu SA Violette (Shillito).
Vivien__Du_vert_au_violet
14 novembre 2007
Renée Vivien, "La Vénus des aveugles", 1904
Grâce à Clara, d'EFIGIES, je sais maintenant que "Incipit Liber Veneris Caecorum" signifie : "Ici commence La Vénus des Aveugles" et que "Explicit
liber Veneris Caecorum" signifie "Ici s'achève La Vénus des Aveugles"... Ce sont les titres du premier et du dernier poèmes du recueil.
En ce qui concerne le titre du recueil, il est important de préciser que, dans la pensée vivienne, être aveugle, ce n'est pas ne pas voir, mais, au contraire, mieux voir, voir autrement...
La "Vénus des Aveugles" en a dérouté beaucoup par la violence de la chair, la morbidité des sentiments, la haine amoureuse que cultive Renée Vivien dans tout le recueil. Quant à moi, j'y retrouve avec plaisir quelques accents wittigiens de guérillère...
